Vous m’avez manqué ! Voilà, c’est dit. D’accord, ce n’est pas comme si on s’était quitté depuis une éternité. Ma dernière lettre dans The Media Leader date du début juillet et nous sommes mi-septembre aussi bizarre que cela puisse paraître au vu de la météo. Mais je ne vous cache pas que je suis heureux de vous retrouver pour distraire quelque peu vos dimanches, certes reposant, mais sans doute un peu plan-plan. Enfin, je me mets à votre place et j’ai certainement tort. Tout le monde n’est pas retiré des affaires. J’en connais même qui ne se retireront jamais.
Contrairement à ce que certains peuvent penser, ce n’est pas de l’auteur de ces lignes dont il est question mais de l’incroyable Jacques Séguéla. J’ai choisi cet adjectif plutôt qu’inusable que je trouve au fond assez condescendant. Certes, le gaillard ne s’use pas, montant sur la scène de l’Olympia avec un entrain juvénile, marqué par de prudents pas de danse et ponctué de « Wow, wow, wow », sa signature vocale. Mais ce n’est pas là l’important. L’autre soir, lors de la cérémonie de remise des prix du 57ème palmarès du Club des Directeurs artistiques, c’est sa passion pour la publicité qui a pris le dessus, au-delà des anecdotes et des formules 1 000 fois ressassées. Cette foi en la créativité publicitaire que ce jeune homme de 94 ans porte en lui, son credo pour l’idée autant que sa passion pour l’affiche sont bien plus importants et frappants que ses anciennes campagnes, qui si elles sont toujours aussi touchantes, soulignent surtout à quel point le monde et le métier avec lui, ont profondément changé.
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